Même pas honte !

Une vague connaissance, sorte de kalachnikov à questions, s'est invitée à la maison bien malgré nous. Une étourderie de ... (à quoi bon préciser!) et le portail est resté ouvert toute la nuit. Résultat, une presque inconnue est en train de plonger sa cuillère pleine de confiture dans mon Nescafé. J'apprécie très modérément l'indélicatesse mais personne ne s'intéresse à mes principes de savoir vivre. L'intruse mène l'enquête et M., gracieuse à souhait, répond à sa salve de questions sans sourciller. Obsédée par mes grains de café souillés, je prends la conversation en marche.
- ... pas plus compliqué que ça !
La curieuse un peu dépassée en redemande. Sainte M., auréolée d'une patience toute neuve, lui refait un concentré d'explications.
- L'être est constitué d'un corps (sorte de manteau endossé pour sa vie terrestre) et de fréquences qui représentent l'individualité de la personne que certains appellent l'âme. Ce sont ces fréquences qui survivent après la mort et que je capte si elles sont compatibles avec les miennes.
- ... !!! ???
- Si vous voulez, je suis une radio qui est branchée sur les fréquences des défunts etc
- ... etc ?
Le visage de ma colocataire se rembrunit. Elle nous ferait une petite poussée de raz le bol que ça ne m'étonnerait qu'à moitié et là, je me méfie !
Je me planque dans l'atelier pour téléphoner en douce sur le fixe de la maison. Je traverse en courant le jardin, m'excuse de bousculer ces dames et me répond dans l'entrée.
- Oui, oui nous sommes désolées nous arrivons de suite.
Madame Machin prend congé à contrecoeur et j'ai même pas honte !
- ... pas plus compliqué que ça !
La curieuse un peu dépassée en redemande. Sainte M., auréolée d'une patience toute neuve, lui refait un concentré d'explications.
- L'être est constitué d'un corps (sorte de manteau endossé pour sa vie terrestre) et de fréquences qui représentent l'individualité de la personne que certains appellent l'âme. Ce sont ces fréquences qui survivent après la mort et que je capte si elles sont compatibles avec les miennes.
- ... !!! ???
- Si vous voulez, je suis une radio qui est branchée sur les fréquences des défunts etc
- ... etc ?
Le visage de ma colocataire se rembrunit. Elle nous ferait une petite poussée de raz le bol que ça ne m'étonnerait qu'à moitié et là, je me méfie !
Je me planque dans l'atelier pour téléphoner en douce sur le fixe de la maison. Je traverse en courant le jardin, m'excuse de bousculer ces dames et me répond dans l'entrée.
- Oui, oui nous sommes désolées nous arrivons de suite.
Madame Machin prend congé à contrecoeur et j'ai même pas honte !
Publicité