Été morose pour les tontons.

La présence de ma mère pendant 7 semaines et le passage de plusieurs amis, il n'en fallait pas plus pour que les entité se sentent frustrées.
Le mois de septembre tire à sa fin. Tonton H., réglé comme un coucou suisse, vient tous les jours bougonner son mécontentement à son interprète. Il paraît que je lui manque. Ma colocataire tente de me culpabiliser comme si j'étais la seule responsable des mouvements migratoires de cette maison.
- Le pauvre tonton !
Je tombe dans le panneau et demande si je peux lui faire une bise, histoire de me faire pardonner. Un coup d'oeil à droite, un coup d'oeil à gauche, je me penche en avant, me met sur la pointe des pieds et embrasse bruyamment le vent.
- Tu es sûre que tout va bien me balance un copain assis derrière les bambous.
Je pique un fard et me lance dans une tirade sur le besoin de communiquer avec la nature. Il éclate de rire . Je me tourne vers ma coloc, elle a courageusement disparu.
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